
dimanche 11 juillet 2010
L'ABC de l'urbanisme : une "grille de lecture" proposée par l'Institut d'Urbanisme de Paris

samedi 10 juillet 2010
La République contre les villes
Les métropoles, mal aimées du Sénat. Les récents débats de la deuxième lecture du projet de loi de réforme des collectivités territoriales au sein de la Haute Assemblée peuvent en attester. Les sénateurs se sont efforcés d’encadrer fortement les pouvoirs urbains et d’affaiblir l’intégration fiscale et politique des « Métropoles », cette nouvelle catégorie d’intercommunalité qui avait été suggérée par le rapport Balladur. Ce nouveau statut était pourtant censé être le plus intégré et donc le mieux à même de répondre aux défis complexes de la gestion urbaine de nos espaces métropolitains. Une politique locale de l’urbanisme définie à l’échelle métropolitaine, à l’aide d’un Plan Local d’Urbanisme métropolitain faisait partie de la panoplie instrumentale. Rien de bien révolutionnaire (les communautés urbaines en sont dotées de par la loi depuis 1966) mais indispensable pour arbitrer à la bonne échelle sur les localisations préférentielles, les interventions foncières et les modes d’urbanisation en liaison avec l’habitat, les pôles d’emploi et les transports. Une ambition que les « communalistes » se sont appliqués à démolir…
« Prolongeant son effort d’élagage du nouveau statut, le Sénat a adopté un amendement en séance qui prévoit que, dans la mise en œuvre du PLU métropolitain, le conseil municipal sera seul compétent pour décider et adopter les dispositions spécifiques relatives à la commune qu’il représente », note l’AdCF dans sa lettre d’information AdCF Direct.
Selon son auteur, l’amendement « sauve le droit des sols pour les communes ». Dans son objet, l’amendement précise que « l’urbanisme est une compétence majeure sur laquelle les conseils municipaux doivent disposer du pouvoir de décision et d’un droit de véto pour les dispositions spécifiques concernant leur territoire communal ». Sans rentrer dans les considérations géopolitiques locales qui auraient éventuellement motivé son auteur, on peut sans réserve souligner le problème de cohérence globale de cet amendement en matière d’urbanisme mais aussi du point de vue législatif.
Cette disposition, si elle était maintenue par l’Assemblée nationale en deuxième lecture, ferait du statut des métropoles un statut moins intégré que celui des communautés urbaines dans le domaine de la planification locale de l’urbanisme ! », relève ainsi l’AdCF. Une parfaite tartufferie législative.
Comme lors de l’Acte 2 de la décentralisation de 2003-2004, les débats en séance publique au Sénat sont une nouvelle illustration de ce syndrome bien français, celui de « La République contre la ville », mis en exergue en 1998 par le sociologue-urbaniste François Ascher dans son essai sur l’avenir de la France urbaine. On peut également comme le géographe Jacques Lévy (Sciences Po Paris) s’interroger sur l’existence d’une alliance objective entre jacobins et girondins pour empêcher « d’inscrire la ville dans l’espace des réformes ».
dimanche 20 juin 2010
Concevoir des politiques de déplacements : l'expérience du GART (1980-2010)
vendredi 18 juin 2010
Optimisation des dépenses publiques locales : la contribution de l'intercommunalité

dimanche 6 juin 2010
"Grand Paris : l'impasse du grand soir institutionnel", par Daniel Béhar et Philippe Estèbe
mercredi 2 juin 2010
Développement économique : quelles stratégies intercommunales pour demain?
mercredi 26 mai 2010
Aéroville ou quand les aéroports génèrent de l’étalement urbain

Je signale un article de "Clm", urbaniste qui voyage dans le monde entier pour étudier les plans de développement des aéroports et leurs modèles d'insertion territoriale.
Il analyse la pertinence du projet de construction d’un centre-commercial à proximité immédiate de l’aéroport de Paris – Charles de Gaulle. Unibail-Rodamco est le promoteur de ce projet et ambitionne, selon Le Parisien, « d’installer une véritable ville à deux pas des pistes de l’aéroport Charles-de-Gaulle ».
Le contexte territorial :
Pour rappel, l’aéroport de Paris – Charles de Gaulle est situé à vingt-cinq kilomètres au nord-est de Paris en limite des espaces urbanisés continus de l’agglomération parisienne. Au-delà, c’est un paysage périurbain qui s’étale, alternant lotissements et espaces agricoles.
S'appuyant sur Google Earth, notre urbaniste observe que l’espace concerné par le projet, entre Roissy-en-France et Tremblay-en-France, est encore relativement épargné par l’urbanisation ; et note à juste titre qu'i
l existe déjà dans le secteur, le Centre commercial O’Parinor situé à Aulnay-Sous-Bois (220 boutiques). À Villepinte, Paris Nord 2 accueille également Ikea et Usines center et de nombreuses boutiques associées.
"Alors que l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle génère à lui seul un trafic routier responsable en partie de la saturation des autoroutes A1, A3 et A104, Unibail-Rodamco vient créer du trafic supplémentaire sur un territoire déjà saturé par les infrastructures de transport et la présence immédiate de 3200 hectares de zone aéroportuaire.
La communication n’étant jamais loin, le promoteur survend ses quelques rustines techniques environnementales à coup de panneaux photovoltaïques, de certification technique environnementale et d’une (très légère) limitation du nombre de places de parking (4000 au lieu de 4700). Bien loin des ambitions du Grand Paris ou du Grenelle de l’environnement, ce projet enfonce encore le Nord de l’agglomération parisienne dans une logique monofonctionnelle d’asservissement pour les territoires voisins et les passagers".
Et d'interroger : "Où sont les urbanistes ?"
L'article de Clm est accessible sur son propre blog : http://urbanisme.over-blog.net