mardi 29 septembre 2009
Ce qui va changer, ce qui doit changer
20e convention nationale de l'intercommunalité,
Chambéry, 1er et 2 octobre 2009
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samedi 26 septembre 2009
Je persiste et je signe.

Lettre ouverte au Ministre de la Fonction publique et à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche
Il y a 10 ans, l’Etat reconnaissait la profession d’urbaniste, en participant à la mise en place de l'Office Professionnel de Qualification des Urbanistes. Il y a 10 ans, l'État reconnaissait le fait urbain, à travers la loi sur le renforcement de la coopération intercommunale et la mise en chantier de la loi SRU.
Cette coïncidence n’a rien de fortuit. Le rôle que jouent désormais les urbanistes dans les villes et les agglomérations est devenu déterminant car ils apportent un savoir-faire transversal en phase avec les besoins de notre époque. On compte aujourd’hui environ 1500 professionnels de l'analyse et de la prospective territoriales, du renouvellement urbain et de la gestion des opérations de la politique de la ville, du pilotage et de la conduite de projets exerçant dans nos collectivités ; et grand nombre d’entre eux sont issus de formations universitaires.
Au moment où la loi portant engagement national pour l'environnement (dite "Grenelle 2") s'apprête à repenser la cohérence territoriale de l'urbanisme, nous estimons nécessaire que les urbanistes jouent un rôle accru en matière d’assistance à l’élaboration des politiques publiques au sein des collectivités locales.
Mais l'entrée en application récente d'un décret (n°2007-196 du 13 février 2007) vient bousculer ces évidences en barrant l'accès des urbanistes diplômés de l’enseignement universitaire au concours d’ingénieur territorial (mention urbanisme). Sous prétexte que les urbanistes formés à l’université n’auraient pas la qualification scientifique et technique nécessaire ! Les impacts de l'entrée en vigueur de ce décret sont considérables : avant l'été, 1600 diplômés en urbanisme et aménagement du territoire ont reçu un courrier du CNFPT leur indiquant que leur cursus universitaire ne leur permettait pas de se présenter au concours.
Nous, élus locaux, urbanistes professionnels et universitaires, contestons à la fois cette lecture rigide des savoirs et une atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales : l'urbanisme n'est pas une science ou une technique d'État, c'est une politique publique décentralisée.
Nous jugeons ce décret absurde et contraire aux intérêts des collectivités locales : nous en demandons la réécriture.
Nous demandons à ce que dès 2010 les urbanistes formés par l’université au sein des instituts d’urbanisme puissent à nouveau voir leurs diplômes reconnus et se présenter au concours d’ingénieur de la fonction publique territoriale.
Contact :
Collectif National des Jeunes Urbanistes
Le Collectif National des Jeunes Urbanistes est un regroupement indépendant d'associations d'étudiants et diplômés en urbanisme et aménagement du territoire. Il s'est constitué dans le but de mobiliser la communauté professionnelle de l'urbanisme en faveur de l'accès des diplômés en urbanisme au concours d'ingénieur territorial de la fonction publique.
mardi 22 septembre 2009
Une plate-forme pour mobiliser les urbanistes

L'initiative est salutaire. Les internautes pourront y retrouver toutes pièces du dossier...
lundi 21 septembre 2009
"Le Grand Paris, une nouvelle ville à vivre", un débat de Valeurs démocrates, le 25 septembre au CNAM
À l’heure où le débat sur le devenir du Grand Paris bat son plein, où le Gouvernement entame la concertation avec les collectivités territoriales sur fond de lancement de la campagne des régionales, Valeurs Démocrates interroge les élus sur l’intérêt des Franciliens. Quelles avantages en termes de service public, quelles nouvelles solidarités, quelle démocratie locale peut-on en attendre ?
« Le Grand Paris » une nouvelle ville à vivre »
Vendredi 25 septembre de 18h30 à 20h30 - au CNAM - Amphi V - 292, rue Saint-Martin, 75003 Paris
Intervenants :
Mireille Ferri, Vice-présidente du Conseil Régional d’Île-de-France à l’aménagement du territoire
Jean-Christophe Fromantin, Maire de Neuilly-sur-Seine
Philippe Laurent, Maire de Sceaux et Vice-Président de Paris Métropole
Contact et inscriptions :
contact@valeursdemocrates.eu
www.valeursdemocrates.eu
Voici le lien d’évènemen sur FaceBook :
http://www.facebook.com/event.php ?eid=168688496048
Valeurs Démocrates est un réservoir d’idées indépendant dédié à la défense des valeurs de la démocratie.
En ligne: www.valeursdemocrates.eu
dimanche 20 septembre 2009
Taxe professionnelle : comprendre les orientations de la réforme
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Petite remarque : les dernières simulations des impacts de la réforme confirmeraient une "prime" pour les territoires résidentiels et aboutiraient à une pénalisation financière des territoires productifs. Dans ces conditions, on peut se demander si il y a toujours un intérêt pour les élus locaux à attirer de l'activité sur leur territoire (activité, qui, par ailleurs, est également source de nuisances)... |
samedi 12 septembre 2009
Le décret qui insulte toute une profession
Ils sont au cœur de l’action publique locale. Leur nombre est évalué approximativement entre 1500 et 2500 professionnels œuvrant pour l’analyse et la prospective territoriale, la gestion territoriale du droit des sols, ainsi que pour l’animation, le pilotage et la conduite de projets urbains et territoriaux. Habitat, transport et mobilités, commerce, renouvellement urbain et politique de la ville : au côté des élus, ils mettent en forme le projet territorial de nos villes, de nos agglomérations, de nos intercommunalités (et même de nos départements). Ils sont urbanistes. Au sein de la fonction publique territoriale, ils exercent le plus souvent avec le grade d’« ingénieur territorial », un grade statutaire qui n’est pas censé recouper les sciences et les techniques de l’ingénieur.
Depuis l’entrée en vigueur du Décret n°2007-196 du 13 février 2007 relatif aux équivalences de diplômes requises, les diplômés en urbanisme, dont l’immense majorité est issue de formations universitaires, ne peuvent plus candidater au concours d’ingénieur territorial. L’argument ? Leur diplôme ne présente pas le caractère scientifique et technique requis pour exercer à ce grade au sein de la fonction publique territoriale. Une pure discrimination pour les centaines de diplômés des instituts d'urbanisme qui veulent pratiquer leur métier au sein de nos collectivités locales. Une véritable insulte pour les 2000 urbanistes qui y exercent. Doivent-ils comprendre qu’un géomètre expert, un ingénieur de la voirie ou un architecte est plus compétent qu’eux pour piloter une direction de l’urbanisme ? Et qu’ils peuvent quitter la fonction publique territoriale ou se cantonner à l’instruction des permis de construire?
Justement, pour Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS et à Sciences Po, la commission d’équivalence des diplômes du Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) s’appuie une directive européenne définissant le métier d’ingénieur, « ce qui est surprenant car le titre d’ingénieur territorial équivaut à un grade, ce n’est pas un métier » (La Gazette des Communes, 29 juin 2009). Le chercheur y voit la perspective d’une fonction publique territoriale à deux « vitesses », formatée par quelques grandes corporations d’ingénieurs et de « grandes écoles ».
Au delà du dénigrement des diplômés de l’université par ces corporations d’Etat, cette nouvelle donne pose véritablement un problème de gestion des ressources humaines dans nos collectivités territoriales.
Si l’on peut comprendre le « légal-rationalisme » des services administratifs du CNFPT (qui ne font qu’appliquer un très mauvais décret), on ne peut en revanche que déplorer l’esprit même du décret. Celui-ci ne remet-il pas en question le principe de libre administration des collectivités locales ? Car dans cette affaire, c’est bien une administration centrale (inspirée par on ne sait quelle corporation) qui décrète que seuls les géomètres experts, les ingénieurs et les architectes détiendraient « le socle général de compétences » nécessaire à la conduite d’une politique locale d’urbanisme, alors même que la réalité démontre l’inverse. Ce sont les profils généralistes, issus des instituts d’urbanisme, formés à la transversalité du métier, qui sont les mieux à même de fournir aux élus une ingénierie de l’aide à la décision en urbanisme adaptée. Les nouveaux défis posés par le Grenelle de l’environnement renforcent même les besoins des collectivités locales (intercommunalités en tête) dans le domaine de la prospective territoriale, de la planification du droit des sols et de la conduite de projet territoriaux et urbains (SCOT, PLU, PLH, PDU).
En plus de l’interprétation caricaturale par l’Etat de ce qu’est aujourd’hui l’exercice du métier d’urbaniste en collectivités locales, c’est aussi une certaine conception re-centralisatrice de l’action publique à laquelle nous avons à faire. Certains observateurs ou experts des politiques publiques (comme Renaud Esptein) parlent à juste titre d’un « gouvernement des collectivités à distance ». Alors que la réforme de nos institutions territoriales est lancée, serons nous enfin en mesure d’aller jusqu’au bout de la décentralisation ?
dimanche 6 septembre 2009
Empowerment - 1ère étape : le temps du diagnostic

samedi 5 septembre 2009
Projet de loi Grand Paris : les élus franciliens s’inquiètent d’une recentralisation

Après la tenue de deux réunions interministérielles, les intentions gouvernementales se précisent au sujet du « Grand Paris ». Les études préalables sur l’infrastructure de transport du Grand Paris vont être lancées au plus vite. Dans un premier temps, le projet de loi, préparé par Christian Blanc, secrétaire d’Etat au développement de la région capitale, sera transmis aux collectivités territoriales pour une concertation « au cours du mois de septembre, avant son adoption par le Conseil des ministres », a annoncé Matignon, à l'issue d'une réunion interministérielle, le 27 août dernier.
Selon Le Moniteur « Christian Blanc lancera sans attendre les études préalables relatives au schéma de transports, en vue d'un débat public début 2010 ». Ces études seront engagées en s'appuyant sur l'expertise de la RATP, qui été désignée d’office dans le projet de loi comme « gestionnaire de l’infrastructure ». Sur le plan de la « gouvernance », les grandes lignes du projet de loi seraient arrêtées, notamment avec la création d'un établissement public chargé de la maîtrise d'ouvrage des grandes infrastructures de transports. Ce seront également des établissements publics qui assureront la maîtrise d'ouvrage des grandes zones à aménager dans le périmètre de la future rocade de métro. C’est l’ampleur de ce périmètre, initialement fixé à 1500 m, qui a suscité le plus d’inquiétudes dans les collectivités concernées.
Deux dispositifs spécifiques de contractualisation avec les collectivités locales sont envisagés: des « contrats de développement urbain » et des « projets territoriaux stratégiques » sur l’ensemble du territoire de la région d’Île-de-France (et notamment sur le futur établissement public du plateau de Saclay, baptisé « Paris-Saclay »). L’article 18 du projet de loi précise que ces contrats de développement urbain « peuvent être conclus entre l’Etat d’une part et les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de développement économique et d’habitat ou d’urbanisme ou les communes ».
Par ailleurs, des procédures de dérogation aux règles d'urbanismes sont envisagées autour des gares. L'Etat pourrait même se réserver la maîtrise foncière. Côté financement, les premières pistes pour les transports devraient être connues à l'issue de la remise du rapport final du député du Val-de-Marne Gilles Carrez, prévue en septembre. Le Premier ministre a souligné « l'intérêt d'une approche globale des coûts (investissement et exploitation) et d'une réalisation programmée à un rythme soutenu » du schéma de transports du futur Grand Paris.
De nombreuses voix, parmi lesquelles les présidents des conseils généraux du Val-de-Marne et de l’Essonne se font d’ores et déjà entendre pour contester la philosophie ce projet de loi qui s’apparenterait, selon eux, à une reprise en main radicale par l’Etat des affaires de l’Île-de-France : « Un retour en arrière inacceptable et un danger pour la démocratie locale » et « une véritable entreprise de démolition du droit des sols et des droits et garanties des habitants des territoires concernés » a déclaré dans un communiqué de presse Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne. Alors même que la Région et le STIF ont déjà engagé plus de 25 millions d’euros de crédits d’études pour le projet de métro en rocade Arc Express, que certaines collectivités locales franciliennes étudient depuis plus d’un an la faisabilité d’une insertion urbaine des futurs tronçons de la rocade, la constitution d’une « Société du Grand Paris » (établissement public à caractère industriel et commercial dont l’actionnaire majoritaire sera l’Etat) pour réaliser le réseau de transport est assimilée à un véritable « cheval de Troie » par certains élus.
Source : AdCF Direct, N°519, 4 septembre 2009
> Pour en savoir plus, télécharger le projet de loi (dans sa version du 28 août 2009) sur le blog de Pierre Mansat : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/07/70/PM4/PM5/Loi-Gd-Paris_28-ao-t09-2-.pdf