samedi 7 novembre 2009

Les friches industrielles, un potentiel foncier pour la ville











Je signale un petite synthèse produite par Audrey Denise et Marie Hubert, étudiantes de l'Institut d'Urbanisme de Paris, sur "Les friches industrielles, un potentiel foncier pour la ville: essai de classification dans le département des Yvelines".

Ce document synthétise une étude réalisée pour le compte de l'Etablissement Public Foncier des Yvelines par cinq étudiants de l'Institut d'Urbanisme de Paris, en Master 2ème année Urbanisme et territoires, parcours « Stratégies foncières et urbanisation » et sous la responsabilité de Luc Vasselin et Sonia Guelton. A travers ce document, seront avancées quelques pistes de réflexions portant sur la mise en place d'un outil de traitement et de veille de friches significatives à l'échelle d'un département. Identifier les friches sous entend en donner une définition explicite commune présentée dans la première partie. La seconde partie démontre la diversité des approches développées pour repérer et caractériser ces espaces et en souligne les limites. Elle ouvre la voie vers des propositions méthodologiques. La troisième partie souligne, en conclusion, les contraintes de la reconversion qui s'imposent dans la mise en évidence de l'intérêt de la friche.

> Télécharger le document de synthèse

mardi 3 novembre 2009

Soutenue par les élus, la profession interpelle le gouvernement


L'affaire de l'accès des urbanistes diplômés de l'université au concours d'ingénieur territorial prend désormais une dimension politique.

Le Collectif National des Jeunes Urbanistes a adressé sa lettre ouverte "N'évinçons pas les urbanistes de nos collectivités locales" mercredi 28 octobre à Valérie PECRESSE, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à monsieur Eric WOERTH, Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat et à monsieur Alain MARLEIX, Secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales.

Cette lettre a recueilli le soutien des Présidents de l'Assemblée des Communautés de France (AdCF) et de l'Association des Maires de France (AMF), de 4 ministres ou anciens ministres, de 8 maires de villes de plus de 100 000 habitants, des présidents de l'ANRU, de l'ANAH et de l'USH, de plusieurs dizaines de parlementaires, de nombreux élus régionaux, départementaux et locaux... Ces soutiens politiques attestent de la légitimité de la revendication.

La mobilisation est donc à la hauteur des enjeux. Les élus locaux et nationaux soutiennent la démarche du CNJU et appellent, avec lui, le gouvernement à réécrire les décrets de 2002 et 2007 afin de rétablir dès 2010 l'accès au concours d'ingénieur territorial aux diplômés en urbanisme. Désormais, le CNFPT, le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale et la Direction Générale des Collectivités Locales sont "au pied du mur" et devraient être appelés par leurs ministères de tutelle respectifs à travailler à une sortie de crise.

Mais la pression reste forte sur la direction des concours du CNFPT, qui devrait sans doute infléchir sa position dans la perspective de la session 2010 du concours d'ingénieur territorial. Le président du CNFPT, François Deluga, député de la Gironde, ne peut que prendre acte des nombreuses questions écrites adressées par les parlementaires au gouvernement (voir ses propos récents dans le dossier de presse ci-après). Bref, le statut quo n'est plus tenable.




lundi 2 novembre 2009

Grand Paris : l'expertise de l'Institut d'Urbanisme de Paris

L'Institut d'Urbanisme de Paris a inauguré le mardi 27 octobre 2009 "les mardis de l'université" par un sujet d'actualité qui a mobilisé son expertise : "Les enjeux du Grand Paris".

Le débat sur l'avenir de la région parisienne est relancé depuis 2007 par l'énoncé de l'ambition de construire un « Grand Paris ».
L'Institut d'Urbanisme de Paris et le Lab'Urba contribuent à la démarche dans les différents lieux de réflexion qui ont été mis en place, tant au sein de la Région Ile-de-France, qu'avec les architectes et chercheurs retenus dans le cadre de la vaste consultation lancée par le Président de la République avec le ministère de la Culture. La conférence du 27 octobre a été l'occasion de présenter les principaux enjeux du Grand Paris et de soumettre au débat les contributions du Lab'Urba.

Elle a été animée par trois professeurs de l'IUP : Daniel Béhar, Jean-Claude Driant et Jean-Pierre Orfeuil.

Retrouvez les supports présentés lors cette conférence :

- Une brève histoire du Grand Paris - Jean-Pierre Orfeuil

dimanche 1 novembre 2009

Rungis : une plate-forme logistique globale



























La sortie était organisée par l'association Urba+, le réseau de l'Institut d'Urbanisme de Paris.











Le MIN de Rungis est le plus grand marché de produits frais au monde et constitue à ce titre un équipement majeur de la métropole parisienne. Avec une superficie de 232 ha et plus de 727 000m² couverts, dont 470 000 m² de bâtiments à usage commercial, le MIN de Rungis est une véritable ville dans la ville et dessert aujourd'hui plus de 18 millions de consommateurs européens dont 12 millions dans un rayon de 150 Kms autour de Paris, soit un français sur cinq.

Pour prendre pleinement la mesure du poids économique de Rungis (12 000 employés, plus de 7,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour les entreprises du marché, dont près de 5,4 milliards pour les grossistes), lire le rapport d'activité suivant: http://www.rungisinternational.com/documents/fr/Rapport_Marche_2008.pdf

40 ans après son ouverture officielle, le MIN de Rungis doit aujourd'hui faire face à de profondes mutations. L'entrée récente du Groupe Altarea (foncière spécialisée dans les centres commerciaux) au capital de la société Semmaris, gestionnaire du MIN, n'a rien d'anodin et pourrait se traduire assez vite par une réorientation de la stratégie du MIN, notamment sur le plan de la mutabilité foncière.

samedi 31 octobre 2009

Qui gouverne Roissy?


Dans le prolongement de la réflexion lancée par un collègue urbaniste, je recommande la lecture de l'article de Marc Endeweld, "Dans les rouages d'un grand aéroport", paru dans l'édition du mois de novembre du Monde Diplomatique. Un dossier complémentaire disponible sur le site Internet du mensuel est particulièrement éclairant sur le décalage immense entre les ambitions mondiales et démesurées portées actuellement par quelques grands lobbies de la technostructure étatique pour la plate-forme aéroportuaire de Roissy-Charles De Gaulle et le déficit institutionnel dans le domaine de l'organisation politique de ce bassin d'emploi majeur pour la métropole parisienne. Comme le dit Paul Virilio dans son livre "Ville panique", nous sommes décidément rentrés dans l'ère du "terrorisme métropolitique où la perte d'importance de l'étendue territoriale des nations se trouve compensée par la masse critique de ces concentrations mégapolitaines que nul ne gouverne vraiment".



Résumé de l'article :


"Dans la course à la mobilité des passagers et des marchandises, les aéroports occupent une place centrale. Comme les ports maritimes, les nœuds ferroviaires et les complexes autoroutiers, ils participent de la mécanique de la mondialisation. Mais, derrière les façades rutilantes et les architectures de pointe, des rouages souterrains actionnés par des milliers d’employés tournent pour assurer la continuité du flux. Comme à Roissy - Charles-de-Gaulle, en France, où intervention des pouvoirs publics et intérêts des compagnies aériennes privées ont poussé au gigantisme des installations. Là s’entrecroisent en effet appétits économiques, enjeux stratégiques (le contrôle des frontières, la sécurité, l’environnement) et... prestige des Etats. Le trafic des passagers connaissait une progression régulière, mais la crise a rattrapé ce secteur. L’Association des compagnies aériennes européennes (AEA) estime que, à la fin 2009, ses membres auront supprimé cent mille emplois directs et indirects en douze mois. Comment concilier travail, qualité de vie des riverains et développement territorial sans remettre en cause l’extension démesurée des aéroports internationaux ?"

Par Marc Endeweld

mercredi 28 octobre 2009

Projet de loi de réforme des collectivités territoriales : analyse et réactions de l'AdCF

Loin des polémiques sur le conseiller territorial qui agitent actuellement la classe politique française, concentrons-nous sur l'essentiel de la réforme de nos institutions locales : l'intercommunalité.

Une note d'analyse et de réactions de l'AdCF passe en revue les dispositions du projet de loi sur ce volet. Il est possible de la télécharger ici.

dimanche 18 octobre 2009

A chacun son métier

Soyons clair : les urbanistes ne veulent pas se substituer aux professions dites "techniques" mais souhaitent pleinement assumer leur rôle de coordination et de mise en cohérence des politiques sectorielles des collectivités locales (habitat/logement, transports/mobilités, développement économique). Cette exigence est aujourd'hui confortée par la montée en puissance d'une intercommunalité généraliste et polyvalente mais aussi par la mise en oeuvre locale du Grenelle de l'Environnement. Cette nouvelle donne invite les acteurs publics locaux à repenser la transversalité des politiques publiques, notamment par la cohérence territoriale de l'urbanisme.
Pour répondre à ce défi, les urbanistes mobilisent des compétences de diagnostic, d'analyse urbaine et de prospective territoriale. En professionnels avisés et intègres, ils tiennent à ce que leurs actions et leurs missions soient l'expression et la traduction du projet politique des élus. Ce projet politique doit répondre avant toute chose aux attentes des citoyens de nos collectivités et des usagers de nos villes. Ils ont, à ce titre, un rôle d'aide à la décision politique. Cette fonction est fondamentale, l'urbanisme étant avant tout une politique publique. Les compétences des urbanistes dans le domaine de l'animation et de la conduite projets urbains et territoriaux dépassent donc la stricte application de normes techniques et juridiques qui n'ont jamais fait, à elles seules, des projets de qualité.